Vivre l’Eglise ensemble et avec de bons désirs

 

La convoitise dans mon cœur.

Le texte d’Exode au chapitre 20 nous rappelle les dix commandements. Ces commandements ne révèlent pas simplement une attitude extérieure et n’ont pas pour but de nous conduire sur un chemin légaliste. Dieu n'encourage pas à une vie faite d’apparences, régulée par des lois “extérieures”. En réalité, les 10 commandements nous replacent devant une réalité plus profonde …  Cette réalité pointe l’état naturel de notre cœur : notre être profond, naturel, d’être humain est foncièrement mauvais et me conduit à vivre selon ses convoitises pour en satisfaire ses propres désirs. Cela m’écarte de la volonté sainte de Dieu et je marche dans ce que la Bible appelle le péché ; ma vie manifeste toutes sorte de fautes et d’actes de désobéissance devant Dieu…

Mais la Bible nous rassure : tout désir n’est pas mauvais ou nécessairement le fruit de ma convoitise ! Alors, quand est-ce que mon désir, mes pensées deviennent un péché ?

Conduit dans l’amour.

La réponse est potentiellement simple : mes désirs, mes souhaits deviennent péché quand l’amour pour Dieu et pour les hommes en est exclu. C’est un peu la synthèse que Jésus fera de la loi des 10 commandements en Matthieu 22.36-40 :

«Maître, quel est le plus grand commandement de la loi?» Jésus lui répondit: «Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est le premier commandement et le plus grand. Et voici le deuxième, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes »

Donc, pour savoir si mes désirs sont tombés dans le piège du péché, je peux m’aider de ces deux tests.

 
1. Le premier test concerne ma relation à Dieu.

 

Est-ce que j’aime Dieu ? Si j’aime Dieu, je serai conduit par le contentement et je serai content de mon sort.  En effet, ce sont mes désirs naturels qui me poussent à me révolter contre Dieu. Il m’a créé avec des aspirations légitimes mais si je suis mécontent ou insatisfait de ma condition actuelle, je me révolte finalement contre Dieu, qui constitue le cœur même de ce qu’on appelle péché. (Je ne dis ici pas qu’il faille se satisfaire d’une situation qui ne serait pas à la gloire de Dieu) Ce contentement appelle la reconnaissance et la paix avec Dieu. L’amour pour Dieu génère le terreau de la paix profonde qui produit le fruit de la reconnaissance envers Dieu en TOUTES circonstances.

Ephésiens  5.3-4 : « Que l’immoralité sexuelle, l’impureté sous toutes ses formes ou la soif de posséder ne soient même pas mentionnées parmi vous, comme il convient à des saints. Qu’on n’entende pas de paroles grossières, de propos stupides ou équivoques – c’est inconvenant – mais plutôt des paroles de reconnaissance. »

1Th 5.18 : « …Priez sans cesse, exprimez votre reconnaissance en toute circonstance, car c’est la volonté de Dieu pour vous en Jésus-Christ. N’éteignez pas l’Esprit,… »

Le croyant est appelé à remercier Dieu, vraiment en toutes circonstances !

En Romains 1.21 nous lisons :

« … Ils sont donc inexcusables, puisque tout en connaissant Dieu, ils ne lui ont pas donné la gloire qu’il méritait en tant que Dieu et ne lui ont pas montré de reconnaissance ; au contraire, ils se sont égarés dans leurs raisonnements et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres …».

Remarquez que le point central de ces versets montre que ces personnes n’ont pas rendu grâce à Dieu. Au lieu de remercier «  ils se sont égarés dans leurs pensées et leur cœur sans intelligence a été plonger dans les ténèbres » !

2. Le deuxième test pour savoir si mes désirs sont tombés dans la boue de la convoitise, se rapporte à l’amour pour mon prochain.

Le texte de 1 Corinthiens 10.24 nous invite à rechercher le bien d’autrui et non le notre uniquement.  Si nous aimons notre prochain alors nous ne l’envions pas. Cette convoitise ne se résume bien évidemment pas uniquement à l’argent. Tout, peut susciter de la convoitise envers un prochain : les dons, la réussite social, les fréquentations amicales, les relations, les dons, les capacités et tant d’autres choses… un moyen simple de dépister ce genre de sentiments est de savoir si j’éprouve une sorte de secrète satisfaction lorsqu’il arrive à mon prochain une mauvaise chose, même une petite chose : une non réussite, une non concrétisation, un service loupé, une tension relationnelle, un retrait, un recul etc… nous devons nous avouer cela dans nos cœurs. Nous avons déjà tous connu ce genre de satisfaction secrête envers un proche, un collègue, un frère dans la foi, qui révèle au final un manque d’amour envers cette personne, une défaillance dans notre désir qui est le fruit d’un péché dans notre vie. Gardons-nous aussi de prétendre être à l’abri de ce genre de sentiments, car aucun d’entre nous n’est en réalité irréprochable dans ce domaine. La Bible invite simplement à reconnaitre notre transgression pour y faire face. Cela me conduit à m’humilier devant Dieu et à rechercher son aide. Je dois veiller sur mon cœur plus que tout autre chose, le confier quotidiennement aux mains du Maître. C’est d’abord dans le cœur que notre vie spirituelle se dégrade. Les péchés extérieurs sont le fruit de cette dégradation intérieure.  Que Dieu nous vienne constamment  en aide et qu’il transforme notre cœur et notre aptitude à aimer !

« Que personne ne cherche son propre intérêt, mais plutôt celui de l’autre »

Le texte de 1 Corinthiens 13 nous invite aussi à vivre un amour parfait dans les relations fraternelles. 

« … L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est pas envieux ; l’amour ne se vante pas, il ne s’enfle pas d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’irrite pas, il ne soupçonne pas le mal, il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité ; il pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. L’amour ne meurt jamais…»

Frère et sœurs c’est une invitation à vivre l’Eglise ensemble et avec de bons désirs !

Encourageons-nous et exerçons nous à l’amour envers Dieu et envers notre prochain. Gardons cette carte d’orientation devant les yeux, pour que les désirs de nos cœurs soient animés d’une plus grande paix et reconnaissance envers Dieu et dans une plus grande harmonie dans nos relations fraternelles.